Les doutes de Laurell K Hamilton concernant l'écriture d'Hit List et autres révélations

Publié le par Nastasia

Voici l'article posté par Laurell K Hamilton sur son blog le 21 janvier. Elle nous fait part de ses doutes concernant Hit list, mais elle nous explique également l'évolution de la série. Enfin cerise sur le gâteau, elle nous parle déjà du successeur de Hit List.
 
Doubt
"Doubt kills more writers than suicide. It may not kill their physical body, but it will destroy their spirit, their will power, their muse. No muse is so powerful than they can fight alone against a cloud of doubts. I doubt the end of this book. I doubt the turn it's taken. I'm not sure. I'm always sure, like a wolverine that decides it's going up the mountain instead of around it, I let nothing and no one stop me from my goal of reaching the top and seeing the view from the highest, coldest, freest point. But now, I hesitate. I've been stuck at the same point for days, because I am not certain that this is the way to go. Anita and I aren't having a good time, but then this book has been a serial killer case and though it's fun to hunt monsters with Edward, aka, U. S. Marshal Ted Forrester, it's still a lot of blood and pain. I think that Anita and I are having that ten years on the job and tired of looking at this shit.
People ask why the sexual content went up and the crime went down, maybe it's because she and I are both tired of looking at murder victims. How many crime scenes can you look at before it seeps into the very pores of your skin and you can never get the images out of your mind? Who wouldn't rather wrap a warm, willing body around them, than stare down at carnage?
I've learned to play and relax, but I finally realize that Anita needs a vacation, too. My imaginary friend needs a break, not a non-writing break, because she'll just wait for me to return and still be stuck in this dark head space. So, what to do? Can I write a vacation story with Anita actually enjoying herself? Would you guys be interested in seeing her actually relax? If she did vacation would it be like Agatha Christie's Hercule Poirot who couldn't visit anywhere without dead bodies dropping around him? I swear, if he were real you'd just avoid any party he was invited to for fear of turning up a corpse. I suspect that the same thing will happen with Anita if she vacations, but maybe that's okay? Maybe a few chapters of fun and sun, or something that isn't murder, will refresh her enough to face the next crime without wanting to just throw in the towel. Even Edward is missing his family, and his kids. Maybe we're all just growing up, and even hunting monsters isn't as fun if it takes you away from the people and things you love?
I'll finish this book, and then maybe play with Merry, or the new series idea, but the next Anita must have a vacation for her. Even if it's just a short story, she needs a real, on paper, break. Me refreshed doesn't refresh her, and vice versa - huh? Not only do I need recreation, but so does Anita, and so does Merry. Sex, though wonderful, isn't enough by itself, we need to have sex somewhere the police can't call us in and make us crawl from that warm, amazing partner, to look on one more dismembered victim. It is a serious mood killer."

Source:Blog de Laurell K Hamilton
 
Enfin pour ceux qui aurait quelques soucis avec l'anglais, je vous mets ici une traduction française dont je ne suis pas l'auteur:

"Le doute tue plus d'écrivains que le suicide. Peut-être qu'il ne les tue pas physiquement mais il peut détruire leur esprit, leur volonté, leur muse. Aucune muse n'est assez forte pour lutter seule contre un nuage de doutes. J'ai des doutes sur la fin de ce livre. J'ai des doutes sur la tournure que prennent les choses. Je ne suis pas sûre. D'habitude je suis toujours sûre, comme un glouton parti à l'assaut de la montagne plutôt que d'en faire le tour, je ne laisse personne ni quoi que ce soit s'interposer entre moi et mon objectif d'atteindre le sommet et de profiter de la vue depuis le point le plus haut, le plus froid et le plus sauvage. Mais là, j'hésite. Je suis bloquée au même point depuis plusieurs jours car je ne suis pas certaine qu'il s'agisse de la voie à suivre. Anita et moi-même passons un sale moment. Encore une fois, ce livre porte sur une affaire de serial-killer et même si c'est amusant de poursuivre des monstres avec Edward, aka US Marshal Ted Forrester, c'est tout de même beaucoup de sang et de douleur. Je crois qu'Anita et moi sommes frappées par le syndrome des 10 ans à faire toujours le même boulot et on est simplement fatiguées.
Les gens me demandent pourquoi le contenu sexuel des livres s'est accru au détriment des enquêtes. Peut-être est-ce parce qu'elle et moi sommes toutes les deux fatiguées de croiser des victimes de meurtres. A combien de lieux du crime pouvez-vous vous rendre avant que ça ne pénètre tous les pores de votre peau et que vous ne puissiez plus effacer les images de votre esprit ? Qui ne préférerait pas se blottir contre un corps chaud plutôt que de contempler un carnage ?
J'ai appris à me divertir à me relaxer mais j'ai finalement réalisé qu'Anita avait besoin de vacances elle-aussi. Mon amie imaginaire a besoin d'une pause et pas seulement d'une pause d'écriture parce qu'elle ne fera qu'attendre mon retour et sera toujours enfermée dans cet endroit sombre de son esprit. Alors, que faire ? Puis-je écrire une histoire de vacances pour Anita où elle s'amuserait enfin ? Seriez-vous intéressés de la voir se détendre ? Si elle prenait des vacances, est-ce que ça serait comme Hercule Poirot qui ne peut se rendre nulle part sans qu'il y ait un mort non loin ? Je le jure, s'il existait vraiment, j'éviterais toutes les soirées où il se rend de peur d'être la prochaine victime. Je pense que c'est ce qu'il se produirait aussi avec Anita si elle partait en vacances, mais peut-être que ça serait bien ? Peut-être que quelques chapitres de détente et de soleil, ou quelque chose sans lien avec un meurtre, lui ferait suffisamment de bien pour qu'elle puisse se rendre sur le lieu du crime suivant sans avoir envie de vomir. Même Edward est en manque de sa famille et de ses enfants. Peut-être qu'on est juste tous en train de mûrir et que chasser des monstres n'est plus aussi amusant quand ça vous éloigne des gens et des choses que vous aimez ?
Je vais finir ce livre et peut-être jouer avec Merry ou avec l'idée pour la nouvelle série mais le prochain Anita inclura des vacances. Même s'il s'agit d'une histoire courte, elle a besoin d'une vraie pause sur le papier. Être moi-même reposée ne la repose pas elle et vice-versa. Non seulement j'ai besoin de distractions mais Anita aussi et c'est pareil pour Merry. Le sexe, même grandiose, ne suffit pas. On a besoin de faire l'amour à un endroit où la police ne peut pas nous joindre et nous faire sortir des bras chauds de ce fantastique partenaire pour jeter un œil à encore une nouvelle victime démembrée. C'est un tue-l'amour radical.
Traduit par Tan."
Source: la maison de la bit-lit (un blog).

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