Lecture commune La ballade de l'impossible d'Haruki Murakami

Publié le par Nastasia

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Titre : La ballade de l’impossible

 

Titre en VO: Norway no mori

 

Auteur : Haruki Murakami

 

Année de parution: 2007

 

Editeur : Belfond

 

Genre : littérature contemporaine

 

Nombre de pages : 390

 

Prix : 20,50€

 

Lieu et époque de l’intrigue: Le Japon entre 1968 et le début des années 1970.

 

Résumé de l’éditeur (quatrième de couverture) :

 

Au cours d'un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles: Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d'un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s'est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l'aime aussi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît...

 

Mon avis :

 

Si je devais résumer ce livre en deux mots je parlerai de souffrance et de tristesse. De ce fait, c’est une lecture que je ne peux pas qualifier d’agréable et ce pas parce qu’elle ne m’a pas plu, mais parce que ce livre est très dur et très triste du point de vue émotionel. Il l’est a tel point d’ailleurs, qu’il m’a même rendue un peu dépressive par moment. D’où une lecture assez espacée qui s’est étalée sur deux ou trois semaines pour moi, car je ne le lisais que tous  les deux ou trois jours. Or quand on sait que je mets en moyenne entre 3 et 5 jours pour lire un livre c’est énorme. Je crois que j’ai été un peu trop réceptive pour mon propre bien au mélange de tristesse et de souffrance que nous offre ce livre. Cependant, je ne regrette absolument pas cette lecture qui m’a permis de découvrir son auteur dont on parle beaucoup actuellement.

 

L’univers d’Haruki Murakami est très particulier dans ce livre, mais cette « étrangeté » est très intrigante et intéressante en même temps. C’est vraiment un auteur original, qui nous offre dans ce livre l’histoire d’un jeune homme, qui a des points communs avec lui (études de théâtre…), et qui va expérimenter la découverte du sentiment amoureux et celle de la douleur causée par la perte d’un être cher. Peu gai ce roman ne nous offre cependant pas un message pessimiste mais plutôt un message optimiste je pense. Je crois qu’Haruki Murakami en nous peignant des aspects très sombres de la  vie humaine (la mort, le suicide, la maladie, la folie) veut nous montrer que même si la vie est dure et ce de différentes façons selon la personne concernée -comme on le voit à travers les différents personnages secondaires qui croisent la route du narrateur- elle vaut la peine d’être vécue. C’est la raison pour laquelle Watanabe continue de s’accrocher à la vie même quand il semble au bord du gouffre, alors que son apprentissage de la vie semble de plus en plus difficile.

 

Haruki Murakami a su avec sa plume me faire ressentir à la perfection les nombreuses émotions qu’éprouvent les personnages de son livre, me faisant vivre l’histoire de l’intérieur et, pardonnez-moi l’expression, en « me remuant  les tripes » tout au long du récit, ce que peu d’auteurs arrivent à faire.

 

Son style d’écriture est merveilleux. Il est agréable à lire et fluide. Quant on le lit on n’a l’impression que les mots glissent tout seul, qu’ils coulent comme de l’eau qui vient remplir  un récipient, et ce de la même façon que nous nous coulons dans la peau de Watanabe.

 

J’étais tout de même un peu frustrée par la fin, car j’aurais bien voulu savoir clairement ce qu’était devenu le Watanabe plus âgé, au lieu d’avoir une fin qui laisse plusieurs possibilités à l’imagination du lecteur.

 

Malgré tout ce que j’ai pu dire au début de cette chronique, je pense que ce livre vaut vraiment le détour et je lirai sans doute prochainement d’autres livres de cet auteur. Kafka sur le rivage ou Sommeil me tentent énormément, ainsi que 1Q84.

 

 

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'avis des autres participants de cette lecture commune:

Furby71, June, Laetitiabruxelles

 

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Commenter cet article

June 04/11/2011 16:54


J'ai ressenti aussi beaucoup de souffrance au travers de ces destins dechirés, je me suis sentie perdue à leur place. C'est étrange !


Nastasia 04/11/2011 17:22



Je suis contente de constater que je n'ai pas été la seule à me couler dans la peau des personnages à ce point. Oui c'est étrange et l'univers que développe Murakami dans ce tome est étrange de
façon générale.